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Alstom, halte à la rapacité des actionnaires : appropriation publique !

La direction d’Alstom a décidé de se débarrasser de son activité « énergie » en voulant la céder à General Electric. La branche « énergie », 73 % des revenus d’Alstom, occupe une place centrale pour la fourniture de matériel dans ce secteur en France, y compris dans les énergies renouvelables. Alstom est, de plus, le leader mondial des centrales hydrauliques et possède une avance technologique dans les centrales à charbon.

Même si le groupe a subi les conséquences de l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie ainsi que celles liées à la récession, à la crise financière en Europe, Alstom reste une entreprise bénéficiaire ayant un avenir. Son taux d’endettement reste inférieur à la moyenne des entreprises françaises.

Derrière la décision de démanteler l’entreprise, se trouve la volonté de Bouygues qui possède près de 30 % des actions de se débarrasser de sa participation dans l’entreprise afin de récupérer du cash en vue d’autres opérations, probablement dans la téléphonie. Il s’agit avant tout d’une opération financière qui ne s’inscrit dans aucune stratégie industrielle. C’est le dernier méfait en date du capitalisme actionnarial.

Assez de ces comportements spéculatifs : exigeons une enquête publique !

Pour Ensemble!, aucune des solutions avancées, tant la direction du groupe – rachat par General Electric – que par le gouvernement – préférence pour Siemens – n’est acceptable. Elles aboutiraient à des suppressions massives d’emplois et à la disparition de secteurs stratégiques, au démantèlement de l’entreprise mettant en danger la construction de tramways et de TGV.

Si la création d’un « airbus de l’énergie » peut se concevoir au niveau européen, cela ne peut se faire en démantelant Alstom et en faisant passer une grande part de ses activités sous le contrôle de Siemens, une multinationale qui a un rapport assez éloigné à l’intérêt général.

Une politique européenne de l’énergie est nécessaire, mais elle suppose d’en finir avec la « concurrence libre et non faussée » – qui est d’ailleurs de moins en moins libre et de plus en plus faussée – et la mise en place d’instruments publics pour la mener.

L’expertise et l’intervention des salariéEs et de leurs organisations syndicales est indispensable pour qu’un projet industriel soit débattu, mis en oeuvre, notamment dans les domaines des transports collectifs et des énergies renouvelables.

Concernant Alstom, le gouvernement doit prendre ses responsabilités et nationaliser, au moins partiellement, le groupe afin de sauver ses activités stratégiques.

C’est la seule voie pour garantir aux salariés leurs emplois et définir de nouvelles perspectives pour Alstom.

Communiqué de Ensemble. Le 29 avril 2014.

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