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Sur la crise politique actuelle…(contribution d’Ensemble aux débats du FdG)

1- L’actuel changement de gouvernement représente une nouvelle étape dans le processus de crise politique que connaît le pays. Cette dernière est appelée à s’approfondir : le surcroît d’autoritarisme affiché, loin d’y apporter une solution ne fait que l’aggraver.

Avec la nomination du premier gouvernement Valls, le pouvoir avait tenté de tourner la page du grave échec qu’il venait de subir lors des élections municipales, ce au prix de la mise à l’écart des représentants d’EELV. Il a feint de pouvoir ignorer le nouvel échec essuyé avec les élections européennes. Cent quarante sept jours après, les critiques de certains ministres socialistes à l’égard de la politique économique du gouvernement et les invitations à engager un changement de cap, médiatisés comme une « fronde », ont conduit F. Hollande et M. Valls à décider ce qui peut être compris comme un coup de force : purger le gouvernement de ses éléments critiques, pour officialiser par quelques mesures phares et déclarations tonitruantes que le tournant du quinquennat se fait « à droite toute ! ».

Au dire de J-C Cambadélis (1) rien de tout cela n’était vraiment nécessaire : les critiques d’A. Montebourg n’allant pas jusqu’à mettre en cause le Pacte de responsabilité pouvaient être absorbables, et la cohérence libérale de la politique menée était déjà largement affirmée précédemment. Il convient donc de juger les options prises comme répondant à un choix politique fort : face à la dégradation de la situation économique (stagnation, aggravation du chômage, déficits maintenus, début de déflation…), convaincre, la droite et le patronat d’un côté, la gauche et les salariés de l’autre, que la politique libérale engagée, malgré son absence de résultats et quelles qu’en soient les conséquences sociales et politiques (y compris pour le PS), sera menée jusqu’au bout.

Il est inédit que, confronté à des défis de plus en plus alarmants – tant sur le terrain social qu’au plan international (Ukraine, Syrie-Irak, Afrique sahélienne…) -, un pouvoir en place, plutôt que d’en appeler à surmonter les divisions au sein de sa majorité, parie sur leur aggravation, assume l’affaiblissement en résultant, voire le provoque.

Ce nouveau gouvernement, qui ne peut plus compter sur le soutien de la totalité de son propre parti et de sa majorité parlementaire, devra de plus en plus parier sur un possible soutien du Medef et d’une partie de la droite pour obtenir la confiance du Parlement. A moins que l’objectif de M. Valls, comme s’en interroge J-L Bourlanges (2), soit de « tomber à droite ».

En tout état de cause, l’autoritarisme aggravé du pouvoir est à la mesure de la réduction à minima de son autorité politique. Au point que sa légitimité démocratique en est mise en cause, ce qui peut rapidement conduire à sa chute.

2- La prochaine étape de la crise se présente comme l’hypothèse de la dissolution de l’Assemblée et de nouvelles élections générales. Question aujourd’hui débattue de tous côtés, même si le FN est le seul parti en situation de tirer bénéfice de la revendication d’une telle dissolution, réclamée à grand bruit comme devant s’imposer immédiatement.

Une dissolution – nombreux sont ceux qui non sans raison, à droite et à gauche, pensent qu’elle va s’imposer à moyen terme -, bousculerait l’évolution du quinquennat et déstabiliserait le régime.

Alors qu’aussi bien au PS qu’à l’UMP, et au-delà de ces deux partis, les scénarios politiques reviennent à tirer des plans sur 2017 (voire 2022) et l’élection présidentielle planifiée, c’est maintenant, la situation le montre avec force, que des réponses doivent être apportées aux problèmes posés. Et cela dans un contexte à hauts risques.

Le gouvernement Valls va, sous une forme ou une autre, être confronté à la question de confiance (suite à une déclaration de politique générale, comme il se devrait, ou de façon biaisée avec le vote du budget). Se concrétisera alors le fait de savoir s’il dispose d’une majorité à l’Assemblée, étant entendu qu’il faut appeler les députés de gauche qui disent ne pas partager cette politique à ne pas voter en sa faveur (sous peine de se déjuger, c’est bien d’un vote contre qu’il s’agit, et non d’une complaisante abstention préservant une majorité relative au gouvernement). Si oui, avec quelles voix, et pour pousser jusqu’où à droite sa politique. Si non, c’est la précipitation (au sens temporel et chimique du mot) d’une nouvelle étape : celle de la crise ouverte de régime.
Des élections législatives, outre qu’elles inverseraient l’ordre des élections associé à l’instauration du quinquennat (avec pour fonction entre autres d’empêcher une cohabitation entre droite et gauche), seraient à l’évidence marquées par un désarroi accru au sein de la gauche, une victoire quasi mécanique de la droite, et une avancées qualitative du FN sur la voie conduisant au pouvoir… Deux hypothèses sont évoquées qui viendraient perturber ce schéma, mais surtout pour la seconde elles manquent de crédibilité : une démission « sèche » du Président, l’instauration d’une forte proportionnelle pour relativiser l’implacabilité du scrutin majoritaire à deux tours…

Ces élections ouvriraient une alternative. Soit une cohabitation (perspective qui aujourd’hui divise l’UMP), et dont le FN, qui n’épargne rien à cette dernière, se dit prêt à l’assumer pour ce qui le concerne (sic !). Soit une démission de F. Hollande, donc une nouvelle accélération des rendez-vous électoraux, avec une présidentielle à laquelle personne n’est préparé (sauf, bien sûr, le FN).

Toutes ces questions sont évoquées au sein des directions des partis politique et directement répercutées par les médias, mais débattues dans la plus grande cacophonie, ce qui accentue le climat de décomposition politique : alors que les ruptures peuvent s’imposer à tout moment et à partir de différents terrains (accélération de la crise économique, explosion d’un foyer de tensions à l’échelle internationale, révolte sociale…), PS et UMP apparaissent accaparés par leurs querelles domestiques, les candidats à la présidentielle de 2017 se disputant les couloirs de départ : côté PS, Montebourg et Valls ne parient-ils pas sur une disqualification de Hollande ? Côté UMP, Juppé est-il le seul en mesure de barrer la route à Sarkozy ? Etc… Ou : pourquoi le FN, lui, est perçu comme « parlant au peuple » ! Dans ce contexte, le congrès du FN, à l’automne, à Lyon, va représenter un nouveau moment fort pour ce parti, et pour la gauche la nécessité d’une réponse à la hauteur.

3- Une telle situation, qui a vu en quelques mois la crise politique remonter par étapes de l’électorat à la majorité gouvernementale, puis de celle-ci au gouvernement lui-même, vaut invitation à appeler à un sursaut démocratique, à une mobilisation sociale et politique par laquelle le peuple prenne la parole.

La politique d’austérité et l’autoritarisme qui l’accompagne nécessairement est, en France comme dans la quasi totalité des pays de l’Union européenne, à l’origine des crises sociales et politiques auxquelles on assiste sous des formes diversifiées. Massacrer l’emploi, baisser les salaires, détruire les services publics, laminer les acquis sociaux, ce n’est pas ainsi qu’on répondra à la crise systémique du capitalisme. Faute de perspective d’un nouveau modèle de développement, les classes dirigeantes européennes sont engagées dans une fuite en avant ultralibérale, il n’est à leurs yeux d’autre impératif que la défense des profits, principalement financiers, au prix d’une régression massive des droits et acquis des salariés et des classes populaires. Cette politique-là mène nos sociétés dans le mur. L’exigence centrale de la situation est de rompre avec elle et d’ouvrir une voie alternative. Cette exigence se fait de plus en plus pressante et place toutes les forces politiques devant un choix incontournable : ou soutenir ces politiques ultralibérales et infliger à nos sociétés des régressions inacceptables ; ou engager des politiques opposées : priorité à la défense et à la création de l’emploi, plan de développement économique répondant aux besoins sociaux et écologiques (logement, santé, éducation et culture, agriculture paysanne, transition énergétique ambitieuse)…

La secousse que provoque la brutalité du gouvernement, qui accroît le rejet de sa politique, remue en profondeur toute la gauche : au-delà des seuls partis politiques stricto sensu, le syndicalisme et les mouvements sociaux, ainsi que la culture historique de gauche, les valeurs, les convictions les plus élémentaires, construites par des dizaines d’années de luttes et mobilisations populaires… Une secousse qui peut paralyser et démoraliser. Mais aussi susciter un sursaut, facilitant le dialogue, les débats transversaux, l’audace des ruptures.

Il faut travailler à réunir les conditions d’une crise sociale et politique en mesure de gripper le fonctionnement des institutions, de casser la logique d’austérité et de changer les termes du débat public. Face à ce qui est perçu comme une régression démocratique, il est nécessaire de mettre en débat ce que pourrait être une révolution démocratique : Quels rôles des institutions politiques dans ce processus et des expérimentations à la base ? Comment déployer la force des multiples actes qui dans la société portent des exigences de vie démocratique, d’autres rapports sociaux, d’autres rapports à la nature ?

Une telle perspective appelle à appuyer tout ce qui rassemble, à s’adresser à toutes les forces, courants, luttes, réseaux militants qui veulent une autre politique à gauche. Il s’agit de défendre des propositions, de mener le débat sur les contenus, de créer la confiance en la possibilité d’une autre politique, avec une autre majorité, et cela sans attendre 2017.

Le message envoyé par F. Hollande et M. Valls à leur majorité et à leur propre parti est que cette question sur les choix politiques auxquels nous sommes confrontés est un débat interdit. Face à ce diktat il faut appeler tous les citoyens, tou.te.s les militant.e.s et responsables politiques de gauche à l’engager sérieusement et à grande échelle.

F. Hollande pour imposer silence dans les rangs ne dispose plus que des ressources que lui donnent les institutions antidémocratiques de la Ve République. Or, les effets pervers de celles-ci sont aujourd’hui dramatiquement évidents : une présidence privée au bout de quelques mois de son autorité, qui devient la cible de toutes les critiques et l’objet de tous les ressentiments, une alternance gauche/droite dont le jeu est enrayé par le discrédit de l’un et l’autre parti pivot du bipartisme et menacé du fait de la place prise par le FN, la mise à l’écart des élections et du débat politique d’une part grandissante des citoyens…

Il faut sortir de cette spirale dangereuse, une refondation démocratique est nécessaire. Pour en finir avec une Ve République aux abois, la VIe République doit s’imposer par un processus constituant porté par une mobilisation démocratique du peuple.

– Pour une rupture avec l’austérité et les régressions sociales !
– Pour une rupture avec une Ve République anti-démocratique et ses dangereuses dérives !

Ce sont là deux exigences qui traversent la société, le mouvement syndical et social, les forces politiques de gauche, que partagent toutes celles et tous ceux qui ne se satisfont pas de la situation actuelle. Quels qu’aient été jusqu’alors leurs positionnements, et quelle que soit la diversité des réponses précises qu’ils portent, lesquelles appellent un débat sérieux et ouvert, toutes ces forces doivent se rassembler pour en appeler à une telle mobilisation populaire, pour dynamiser le nécessaire sursaut démocratique.

Le Front de gauche doit en appeler aux militants et électeurs du PS, d’EELV, d’extrême gauche, pour imposer le débat politique indispensable sur la politique à mener, qui ne saurait être celle que prétend imposer le gouvernement Valls 2. Dans la suite de la marche du 12 avril dernier contre l’austérité, il convient que ce débat citoyen soit également porté, dans les respect de l’indépendance des uns et des autres, par les forces syndicales, associatives, citoyennes qui partagent cette même conscience qu’il y a urgence à ouvrir une voie alternative à celle que nous impose un ultralibéralisme qui n’offre aucun avenir à la société.

4- Dans la situation présente, les coordonnées politiques qui ont permis l’existence du FdG sont toujours présentes : nécessité de construire une alternative politique au néolibéralisme, nécessité de la rupture avec le social-libéralisme qui, par temps de crise, se mue inévitablement en néolibéralisme, nécessité, sur ces bases, de construire un large rassemblement politique.

Malgré sa crise, qui n’est pas encore dépassée, et ses échecs, le FdG est aujourd’hui encore la seule force politique pouvant incarner cette triple nécessité. Son rôle politique n’est donc pas terminé, mais cela suppose qu’il résolve trois problèmes inextricablement liés entre eux : celui de la stratégie, celui de son profil politique, celui de son fonctionnement interne.

° Quelle stratégie pour le FdG ?

Cette question en pose deux autres : le positionnement par rapport au PS et les alliances que le FdG doit chercher à nouer. L’autonomie par rapport au PS en tant que tel est une nécessité, car le FdG ne peut être assimilé en quoi que ce soit à la politique gouvernementale. Mais la stratégie du FdG ne peut se réduire à la question de l’autonomie. Fondamentalement parce que le FdG ne se suffit pas à lui-même, qu’il doit être en mesure de déployer une politique d’alliances. Cela afin de peser sur les contradictions de la majorité gouvernementale, et pour crédibiliser l’existence d’une alternative politique.

La construction d’un front large d’opposition à la politique gouvernementale et porteur d’alternatives serait un pas en avant considérable dans la construction des rapports de forces. Cela suppose de rejeter deux attitudes : celle, sectaire, d’un FdG seul contre tous, et celle qui consiste à penser qu’on peut s’adresser de façon indifférenciée à toute la gauche, comme si on pouvait ignorer que le PS soutient une politique néolibérale. Le FdG doit travailler avec toutes les forces progressistes qui, d’une façon ou d’une autre, sont critiques par rapport à la politique gouvernementale, que ce soit les courants critiques du PS et d’EELV, Nouvelle Donne, le NPA, et aussi, voire principalement, avec les forces du mouvement social qui sont prêtes à s’engager sur ce terrain.

Ce travail prendra probablement des configurations différentes suivant les moments et les acteurs concernés, et il est peu probable que puisse se construire à court terme un cadre unitaire unique. Ainsi, par exemple, EELV et la gauche du PS ne sont pas présents dans le « collectif 12 avril ».

Une telle orientation sera difficile à mettre en œuvre car, au-delà même du fait que le FdG est affaibli, les objectifs des partenaires potentiels sont différents. Ainsi l’objectif des courants critiques du PS est d’entraîner une recomposition qui aboutirait à un changement de majorité interne. Le danger pour le FdG serait donc d’apparaître comme la force supplétive de manœuvres politiques internes au PS, et donc d’aggraver le confusionnisme régnant (voir l’épisode du vote sur le budget rectificatif). Cependant, sauf à s’isoler et donc à s’étioler, le FdG doit être capable de prendre cette question, avec tous les problèmes qu’elle pose, à bras-le-corps.

Cette orientation implique que les composantes du FdG n’agissent pas chacune pour elle-même, que le FdG en tant que tel soit capable de la mettre en œuvre, Ce qui suppose que cette volonté politique commune existe. Certes, chaque composante du FdG est évidemment libre de son activité, mais le FdG ne peut avoir d’avenir que s’il est porteur d’une stratégie unifiée.

° Quel profil politique ?

La campagne présidentielle de J-L Mélenchon avait permis au FdG d’apparaître comme porteur d’un refus radical des politiques menées, mais aussi d’un espoir de changement avec la mise en avant d’alternatives. Force est de constater que ce profil s’est par la suite estompé, et l’opposition à la politique gouvernementale n’a pas suffi à construire un profil politique susceptible de convaincre largement.

Pour que les gens aillent voter, en particulier en soutien à une formation comme le FdG, il faut qu’ils jugent que leur vote est utile. Le FdG doit donc être porteur de solutions concrètes, crédibles, reliées à un projet de transformation de la société. Il ne doit pas simplement exprimer la colère ou l’exaspération populaire, mais aussi l’espoir qu’il est possible de changer les choses.

Dans la situation, disons-le, « la société doit changer de bases ». La perspective d’un autre fonctionnement de la société ne renvoie pas à un inaccessible horizon lointain, elle détermine pour une part décisive la manière d’aborder les enjeux les plus immédiats, elle invite à se réapproprier les fondamentaux du mouvement ouvrier (émancipation, appropriation collective, révolution…) et à sortir du cadre imposé par le capital…

Si un tel espoir n’est pas présent, ce sera au mieux la résignation qui l’emportera, au pire les solutions régressives portées par le FN. Porter un tel espoir suppose aussi de s’appuyer, plus encore que cela a été fait, sur des pratiques sociales émancipatrices qui peuvent se développer, notamment au niveau local, et de ne pas en rester à une vision traditionnelle de la politique qui donne aux partis un rôle prédominant.

Si le FdG n’a ni les moyens, ni la vocation de prendre la tête des mouvements sociaux, il doit néanmoins, non seulement tout faire pour les encourager et les soutenir, mais aussi être capable de s’appuyer sur eux pour promouvoir son projet de transformation sociale et écologique. Il faut donc à la fois éviter à leur égard les mises au pied du mur, les initiatives unilatérales et les instrumentalisations, et tisser progressivement avec eux des rapports de confiance basés sur l’égalité.

° Quel fonctionnement ?

Le FdG s’est limité à être un cartel à visée quasi uniquement électorale. Ce fonctionnement cartellisé a été un obstacle à son rayonnement, rendant impossible l’implication citoyenne et la construction de cadres de débats et de décisions efficaces. Ce sont ces deux aspects qu’il faut transformer.

Concernant l’implication citoyenne, nous ne sommes plus dans la situation de l’après présidentielle où il aurait été possible que l’engouement pour la campagne de J-L Mélenchon se transforme en engagement dans le FdG. Néanmoins, la question des adhésions directes reste une question importante, en ce qu’elle marquerait la volonté politique de dépasser l’aspect cartel du FdG pour en faire un réel mouvement politique. Il s’agit donc d’une question symbolique forte, même si ses conséquences concrètes resteront limitées dans le contexte actuel.

Au-delà, il s’agit de (re)construire enfin les outils internes pour être plus efficace dans les prises de décision et l’action : assemblée citoyenne au niveau local, CN, coordination nationale…

 

 

Notes :

(1) : « Nous sommes dans une conjoncture de décomposition politique. Et la gauche s’étiole, se désole, voire s’affole. Fallait-il y ajouter une crise de l’exécutif ? Je ne le pense pas. Faut-il pour autant que la fermeté soit synonyme de fermeture ? Je ne le pense pas non plus. Cette crise était inutile au regard des difficultés et des doutes que connaissent les Français », entretien in Le Monde du 29 août 2014.

(2) : « Manuel Valls peut jouer les Matamore devant le Medef, il n’a pas la majorité de sa politique. C’est à se demander s’il ne cherche pas à « tomber à droite », ce qui serait une première chez les socialistes », Jean-Louis Bourlanges, in Le Figaro du 28 août 2014.

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