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Asso’secours ! Rencontre avec Jean-Claude Eyraud, président de l’UDESS 05

Les associations des Hautes-Alpes sont en danger

téléchargementAprès 10 ans d’investissement politique, tu es à présent président de UDESS au titre du mouvement mutualiste. Quel est ton analyse de ce secteur économique atypique dans notre département ?

Sa présence est très importante avec quasiment 20% des emplois privés ce qui est plus que la moyenne nationale et régionale. Ce secteur fait preuve d’innovation avec par exemple la création de S.C.I.C (société coopérative d’intérêt collectif ) dans le secteur de la production d’électricité. Il est également fortement présent dans le médico-social ou les entreprises d’insertion.

Vous êtes à l’initiative d’une mobilisation des acteurs associatifs afin de pérenniser leur existences. Quel écho à rencontrer cette action auprès des associations et auprès des élus ?

La mobilisation a pris naissance le 7 juillet dernier dans le cadre d’une conférence de presse public. C’est une centaine de personnes qui a participé à cette initiative. Le résultat a largement dépassé notre espérance. Depuis nous avons rencontré le président de l’association des maires de France 05, les députés, la sénatrice, le président du conseil départemental, un conseiller régional et le délégué départemental à la vie associative.

Nous portons avec L’AMF O5 la proposition de déclinaison de la charte d’engagements réciproques, qui a été signée au plan national, dans notre département qui devrait permettre d’améliorer le dialogue entre le mouvement associatif, l’état et les collectivités locales. Une table ronde devrait être mise en place en octobre.

Le changement de majorité à la région a t’il eu un impact sur le secteur de l’ESS ?

Oui, aujourd’hui toutes les associations sont en attente de connaître la politique de la nouvelle majorité du conseil régional. L’inquiétude est à son comble. Le manque de visibilité a déjà conduit à des licenciements économiques et le mouvement pourrait s’accélérer fin 2016 et en 2017. Si rien n’est fait nous pourrions assister à un véritable plan social.

Comment penser l’articulation entre construction d’alternatives concrètes et action politique ?

La charte d’engagements réciproques pourrait nous aider à rapprocher les acteurs des entreprises de l’ESS et les élus des collectivités locales. Je pense aux communes mais surtout aux communautés de communes et la communauté d’agglomération qui ont la compétence économique.

Comme le dit Edgar Morin «l’enjeu aujourd’hui est de parvenir à faire système à partir des oasis de vie qui se développent. Elles constituent souvent des poches de résistance, auto-organisées, respectueuses des êtres humains et de l’environnement. »

Les limites que tu as rencontré dans ton action d’élu sont elles les mêmes comme responsable associatif ?

Hélas oui il y a des limites à notre action. Si nous voulons avancer il faut une démarche collective et démocratique, une prise de conscience partagée. L’ESS possède énormément d’atouts pour apporter des réponses aux crises économiques, environnementales et sociales que nous traversons, même s’il n’est pas aisé de la définir.

entretien réalisé par LEC

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