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Les associations poussées à la crise

Compte-rendu : Fabrique à Idées du 19 janvier 2017
Quelle autonomie, quel espace démocratique, quels services publics rendus ?

Un tour de table entre les participants a permis de faire la différence entre les associations dans lesquelles on a un investissement et celles auxquelles on adhère et dont on profite (on y va faire du sport, chanter…). Il est aussi noté une différence entre les petites associations (souvent sans salariés) et les énormes associations qui ont des représentations dans les départements. Une moyenne de 2 ou 3 associations par personne présente. Une seule personne n’adhère pas à une association en ce moment.

Sont abordés plus précisément les soucis financiers du Centre de Ressources de Veynes et du Fourmidiable : ces associations sont indispensable pour le Buech et pour le département. Elles permettent que tous les habitants aient accès à la culture, à la formation et au prêt de matériel grâce à des prix bas et près de chez eux : cela a du sens. Est-ce-que c’est cette démarche qui est menacée ? Le modèle économique dominant va-t-il s’appliquer contre ces initiatives ? On est également obligé de se demander s’il n’y a pas des règlements de compte politiques entre les élus de différents bords ?

En ce qui concerne L’Union départementale de l’économie sociale et solidaire des Hautes Alpes (UDESS) : elle représente, soutient et valorise les entreprises qui font l’ESS dans les Hautes-Alpes donc elle ne joue pas tout à fait sur le même registre que les 2 autres. Néanmoins elle est également visée par la Région qui ne lui a pas renouvelé sa subvention en 2016.

Débat
– Les associations sont trop dépendantes d’aléas politiques.
– La Réforme territoriale a institué une nouvelle règle : les collectivités territoriales ne peuvent plus s’engager pour 3 ans mais pour 1 an seulement. Ce n’est pas possible de travailler comme cela à court terme.
– Autre règle néfaste « la proratisation » : on finance des projets au prorata du chiffre d’affaire !
– Il n’y a plus de subvention de fonctionnement mais des subventions sur projets, ce qui fait que les bénévoles passent leur temps à chercher des projets pour faire rentrer 4 sous : cela nécessite un temps fou.
– L’idée de trouver des « mécènes » prend aussi du temps et dans le 05 cela n’a pas trop de sens. De plus sommes-nous d’accord pour placarder une marque, même petite, sur nos associations ? « L’Orange Vélodrome » à Marseille ou « l’ACCOR Hôtel Aréna » à Paris ne font par rêver…
– Il faut se battre pour la liberté des associations, la liberté de créer, de s’exprimer cela fait partie de ce qui nous reste de la République : il faut que ce soit protégé. Les associations servent à changer la vie. Elles ont des retombées sur l’emploi et sur le bien être des gens. – – Les collectivités territoriales doivent protéger la liberté et la pérennité des associations.
Cela rejoint la question : quel type de société voulons-nous construire ?
– Il faut veiller à la démocratie dans les associations et revoir régulièrement le projet associatif.
– Les salariés ne pourraient-ils pas être déchargés de quelques heure de travail (comme les élus) pour faire leur travail bénévoles ?

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