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#GJ : Ces mots qui nous bloquent…

par Alice Prud’homme

Enlevons donc de nos esprits le pouvoir d’achat, la croissance, le capitalisme, le seuil de rentabilité, le bénéfice, le coût, le prix, l’investissement, la dette, le prix de revient, la marge, l’inflation, les actions, la spéculation, l’indice cac 40… Car rien ne changera si le pouvoir d’achat augmentait dans quelques temps les prix augmenteront à nouveaux et certains n’auront toujours pas assez d’argent pour juste  vivre. Si nous changions de référence ? de modèle ? Si l’objectif était juste d’améliorer le “pouvoir de vivre”, juste un mot change certes mais pas n’importe lequel. La vie ne s’achète pas. Le droit de vivre non plus.

Le pouvoir de vivre dignement, simplement. Si nous rêvions : la référence n’est pas la croissance économique mais la qualité de vie. Dans la qualité de vie tous ces items pourraient être définis : la qualité de l’atmosphère, le bonheur, la qualité de l’eau et la terre, le nombre d’espèces encore en vie, la culture, la capacité de réflexion, la santé, la créativité, la forme physique… Si on se basait sur ce qui nous fait vivre vraiment. Si le pouvoir de vivre était juste celui de pouvoir manger, boire, respirer, s’héberger, s’exprimer librement, échanger, réfléchir, créer, bouger. Peut-être que nous ferions moins de kilomètres, que nous mangerions moins de chocolats que nous boirions moins de coca-cola, que nous aurions moins de choses mais que nous vivrions tous au moins dignement.

Alors l’achat ne serait plus une obsession mais juste un moyen parmi tant d’autre. Le besoin de consommer n’aurait plus de sens ou raison d’envies compulsives inutiles. Il n’y aurait pas de soldes ou encore moins de black Friday et cyber Monday, mais des journées de dons, de recyclages, et d’échanges. Les biens auraient une vraie valeur respectant les créateurs et non un prix fluctuant qui varie juste en fonction des actionnaires. Les denrées alimentaires ne seraient pas jetées et gaspillées grâce à l’arrêt des spéculations honteuses de la bourse sur leurs courts. L’aire resterait respirable par l’arrêt de transfert de marchandises et de voyageurs futiles. L’eau serait de plus en plus bonne car  les pesticides n’existeraient plus. Les animaux vivraient et les tomates seraient toutes bonnes pour tous en été. Les hôpitaux rouvriraient car libéré d’une rentabilité incompatible au principe du soin….

Si on ne parlait plus que du pouvoir de vivre…

AP.

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