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MENACES SUR LA LIGNE DES ALPES : LA BATAILLE DU RAIL

Dossier hautement sensible les périls pesant sur la sauvegarde de la ligne Grenoble-Gap font couler  pléthore d’encre, justifiée par sa riche histoire. 

Jadis le deux janvier 1869 un décret impérial la déclare d’utilité publique. En conséquence la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) prend la concession définitive. Mise sur les rails en 1876 elle dessert un carrefour ferroviaire crucial en Dauphiné à cheval sur les régions Auvergne-Rhône- Alpes et Provence-Alpes- Côte d’Azur (source : Index WIKIPEDIA ligne des Alpes). Réalité dramatique sa construction généra son lot de sueur, de sacrifice humain et d’expropriations. 

UNE LIGNE LOCOMOTIVE 

Ce neuf novembre 2 019 au rond-point du cèdre une importante manifestation fédère des syndicalistes, citoyens, des élus rejoints par des associations de défense environnementales et de la mobilité. Cinq cent personnes se sont mobilisées sur toutes les Hautes-Alpes pour défendre ce bien commun. Qui n’est pas qu’un simple transport. Outil indispensable de lien collectif, social, écologique entre les hommes et leurs territoires, le train quotidien est peut être le dernier rempart contre la destruction d’une richesse bien française : nos 36 000 communes, 36 000 histoires de vies… A l’heure où tout s’agglomère, se « com com » à tout va, ce train qui ne passe pas que sous le regard des vaches est aussi un repère fondamental entre nos villes et nos villages. 

DES ENJEUX SOCIETAUX DE TAILLE 

Tous enjoignent l’Etat dagir pour le maintien de cette ligne essentielle, face au déraillement des engagements pris. Vitale son abandon par l’Etat et la Région provoquerait des ruptures économiques, sociales et touristiques aggravées par d’inquiétantes répercutions écologiques. Lien primordial entre des territoires ruraux isolés son défaut d’exploitation ferait bifurquer le département dans la voie d’un enclavement critique. 

DES ERREURS D’AIGUILLAGE CONSEQUENTES 

Face à ces constats la question se pose en termes d’opposition entre la mission de service public du transport et cette notion de rentabilité martelée. Cette liaison ferrée jouit d’une belle histoire. Indispensable à nos mobilités actuelles en quoi n’est-elle plus rentable cent ans après, sous l’ère du libéralisme effréné ? 

En creux le bilan carbone d’un train comparé à celui d’un autocar ne souffre d’aucune discussion. A quai isolés en réserves vertes les futurs indiens hauts alpins devraient en prendre note, plumes incluses… 

Pascale Escallier
Journaliste-citoyenne

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