NON AU RALLYE HIVERNAL DU DEVOLUY 

COMMUNIQUE DE PRESSE COLLECTIF RAS LE RALLYE 05

L’éducation à rebours… 

Tandis que la communauté scientifique toute entière s’alarme de l’accélération des  conséquences redoutées de la production de gaz à effet de serre et des dégradations de notre  environnement, une minorité s’entête à revendiquer leur « droit », été comme hiver, de  sillonner les routes d’un bout à l’autre du département des Hautes-Alpes avec des engins  motorisés bruyants, polluants et dévastateurs. 

Nous, opposants aux loisirs motorisés refusons le passage d’un énième Rallye dans les  Hautes-Alpes sur des lieux de vies pour les raisons suivantes : 

Education à rebours au regard de l’environnement  

Paradoxe avec les demandes “officielles” de réduction de consommation d’énergie et  d’émission de CO² : les véhicules des concurrents se soucient-ils des taux d’émission légaux  et des consommations abusives de carburant ? 

Perturbations en bordure d’une zone cœur du Parc National des Ecrins et de différentes zones Natura 2000. 

Fausse solution pour le climat : Le rallye du Dévoluy conscient de son impact  environnemental « passe au vert » et veut compenser le bilan carbone de  l’épreuve en offrant 278 arbres. Au lieu de diminuer à la source leurs  émissions de CO2 pour limiter l’effet de serre et donc le réchauffement  climatique, la plupart des acteurs se contentent de les compenser en  constituant des stocks de carbone via la plantation d’arbres. C’est la  fameuse « compensation carbone », populaire mais très insuffisante. Ceci  devrait nous pousser au contraire à diminuer drastiquement les émissions à  la source et non quand il est trop tard. La seule énergie verte, c’est celle qui  n’est pas produite…  

Education à rebours au regard de la prévention routière 

Paradoxe avec les campagnes diffusées par la sécurité routière (voir par exemple la campagne  « vous rouliez juste un peu vite, vous l’avez juste un peu tué » : 

http://www.securiteroutiere.gouv.fr/article.php3?id_article=31). 

Notamment, ces manifestations encouragent et génèrent, de la part de certains usagers, des  conduites à haut risque sur les routes (vitesses élevées, dépassement dangereux…).  Insécurité sur la voie publique lors des entraînements : les nombreux repérages, effectués  parfois à grande vitesse par les futurs concurrents, rendent la fréquentation des voies  publiques dangereuse pour l’ensemble des usagers. 

Education à rebours au regard du civisme  

Fermeture des voies publiques entraînant de nombreuses gênes et contraintes pour les  populations riveraines (séquestration, gestion des animaux domestiques et d’élevage,  travaux et activités de plein air…). 

Nuisances sonores pendant la course : le bruit des moteurs s’entend à des kilomètres du  parcours. Cette nuisance est perturbante tant pour les populations riveraines que pour les  animaux sauvages, d’élevage et domestiques. 

Dégradation des routes et détournement des services publics : les chaussées requièrent,  avant et après les courses, l’intervention des services du département. Pollutions et nuisances engendrées par le public : divers déchets (canettes, papiers gras…)  sont abondamment observés après les courses ; des feux sauvages sont allumés risquant  d’entraîner des départs de feu non contrôlés. 

Cette « éducation à rebours » que constitue ce type de  

manifestation s’oppose aux efforts des enseignants de  

l’éducation nationale et des nombreuses associations qui  

travaillent pour une éducation à l’environnement, à la santé  

(lutte contre la sédentarité) et à la sécurité routière. Pour  

l’éducation, il ne s’agit pas juste d’une question de contenus,  

car c’est aussi la manière de parler de l’avenir, de s’y projeter,  

qui se trouve engagée à travers cette éducation. Il s’agit de  

donner aux citoyen-nes, enfants et adolescents l’idée d’un  

pouvoir d’agir des populations, dès aujourd’hui, cette  

question éducative devient un sujet primordial. 

LE COLLECTIF RAS LE RALLYE 05

Un commentaire

  1. Merci pour cette tribune très complète.
    Cela reflète bien ce que nous devons subir dans les villages traversés par ce barnum.
    Pas d’autre choix pour nous que de s’auto-exproprier temporairement !

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