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GAP : « Fin du moi, début du nous »? par Leo Artaud

Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère vivable ?, crie la Terre d’une voix rauque, asphyxiée par le CO2. Est-ce par amour que l’homme la maltraite ainsi ? de trop l’aimer, qui la roue de coups à en rompre sa propre existence?

Et tous ces enfants que l’ont met au monde, dans ce monde que l’on détruit, est-ce aussi par amour que nous les condamnons à une vie asséchée… Un avenir aride et stérile? Qu’avons-nous à reprocher à nos enfants de les priver de la seule beauté des quatre saisons, des oiseaux, des poissons, des insectes, de la vie qui fourmille autour de soi? De quoi les punissons-nous en les empoisonnant de la sorte?
L’humain est un animal mentalement malade. Un schizophrène dangereux qui coupe la branche sur laquelle il est assis pour générer des profits immédiats qui assurent son extinction dans un non avenir proche. Il salit tout ce qu’il touche… Pille, violente, brûle, exploite. Il ne donne à ses semblables qu’une valeur économique. Il pleure des cathédrales de crocodile mais se rit de sa maison qui s’effondre. Il sauve ses banques qui financent la fonte des banquises.
L’humain nuit à son propre entourage… l’humain tue ! Mais il est légal. Il est civilisé, cet-à-dire qu’il est poli et bien habillé pour s’atteler à sa tâche destructive. Il met des blouses blanches dans ses laboratoires montsantois, des uniformes dans sa police, des lois sophistiquées dans sa société, des livres de compte parfaitement alignés dans ses grandes écoles, des souliers vernis et des cravates impeccables sur ses affiches électorales. L’humain est un morpion… Distingué ! Avec un petit plus, tout de même, sur ses frères phtyrus… Il est un animal qui peut guérir. Il a le pouvoir de dépasser sa condition d’être nuisible pour se transformer en une bestiole tout à fait charmante et aimable à son environnement. C’est une différence qui pèse.
Tout l’enjeu de la prise de conscience écologique ne tient pas dans des mesures ici et là, mais dans un dépassement de ce qui nous fait humanité. Ne plus songer à notre propre survie, mais à la vie, dans sa globalité, sera le futur ou ne sera pas. Faire tomber les frontières entre tout ce qui nous relie, les hommes comme la plus petite étincelle de vie organique, est l’utopie de ce dépassement vital. Se dire que l’humain n’a pas le monopole de ce qui fait l’humanité et que sans les oiseaux, les poissons, les insectes, la vie qui fourmille autour de soi… Il n’y a rien… Même pas la beauté du silence du désert.

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Voilà ce qu’on voit dans les yeux de ces milliers de mômes, jeunes et vieux,  qui ont manifestés ce vendredi 24 mai dans toute la France et dans le reste du monde. Près de 600 au départ du rassemblement à Gap devant le lycée Dominique Villars. Cette mobilisation doit préparer la grande semaine de grève et d’actions mondiale du 20 au 27 septembre prochain. Il s’agira de s’inviter au sommet de l’ONU pour le climat. à vos agendas !
Leo Artaud

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